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| message du président |
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1989 - 2003, L’ARCAD, SUITE ET... FIN... Chers membres et amis de l’ARCAD, Voilà presque quinze ans que nous sommes réunis autour de notre logiciel dont certains d’entre nous en ont connu les toutes premières versions [noir et blanc - sans souris] et qui tournaient sur des PC de 8 MHz de vitesse d’horloge. Aujourd’hui, les choses ont énormément évolué sous de nombreux aspects et nous ne pouvions que faire le constat de la nécessité d’une remise en question de la structure voire de l’existence même de notre association. Sur les deux principaux volets d'activités restants à l'ARCAD, nous avons pu constater que les ateliers payants se maintenaient mais que les participants réguliers font essentiellement partie d'un petit groupe d'environ vingt-cinq personnes qui a encore subi une diminution ces dernières semaines. Les manifestations de présentation dites "principales" n'ont regroupé qu’une trentaine de personnes depuis deux ans alors qu'elles auraient dû rassembler entre cinquante et cent personnes au minimum pour être consistantes et atteindre le but recherché par l'association. Le comité s’est réuni à maintes reprises pour faire l’analyse de la situation, examiner des potentialités d’innovations, d’adaptation aux nouveaux paramètres techniques ou conjoncturels et même de faire son autocritique face au travail exécuté dans l’espoir de trouver remède à la désaffection progressive qui a atteint l’association. En dernier recours, hélas, tout a convergé au sein du comité vers l’analyse quasi unanime suivante : Lors de la fondation de l'ARCAD, les utilisateurs de logiciels de DAO faisaient figure de pionniers. Aujourd’hui, CAO et DAO font figure de pain quotidien des bureaux techniques, les sources d'aide ou d'informations sont devenues innombrables et en particulier sur le web. Les problèmes résolus naguère par les utilisateurs à l'aide d'artifices sont maintenant intégrés dans les nouvelles versions des logiciels disponibles ; problèmes qui vont jusqu'à être ignorés des nouveaux usagers entourés d'une meilleure convivialité et d'une plus grande sophistication rendue possible par l'évolution de la vitesse et de la capacité en mémoire des ordinateurs. Les grands choix structurels au sein des bureaux techniques ont été opérés au début des années 90, aussi l'intérêt potentiel d'une association comme ARCAD est passé en quelques années du niveau du décideur au niveau de l’utilisateur de base et se résume pratiquement aux « trucs et astuces ». Preuve en est que très peu de membres de niveau universitaire sont aujourd'hui restés actifs au sein de l'ARCAD. La segmentation des marchés par des produits orientés profession a également dilué les intérêts des utilisateurs sur leur domaine d’activité respectif. Le début du XXIe siècle s'inscrit dans une phase de continuité par opposition à une phase de transition ou de révolution. Les miasmes de l'ultra libéralisme imposent dans toutes les entreprises privées un rythme de travail sous flux tendu qui ne privilégie en rien la formation continue ou toute activité sans liaison avec un rendement direct, immédiat et chiffrable. Une formation minimum est proposée par la plupart des vendeurs de logiciels à l'achat de ces derniers. Le marché suisse et de surcroît, suisse romand, n'atteint pratiquement plus la taille critique pour des démarches collectives à caractère industriel. Le spectacle de désertification offert par la dernière édition de Computer Expo en est la démonstration significative. La presque totalité des associations ciblées sur le seul produit d'AutoCAD a déjà disparu, à l'image de toutes les associations françaises, suisse alémanique et allemandes en s’inscrivant dans le même processus que la revue AutoCAD Magazine, devenue CAD Magazine. En corollaire, tous ces facteurs ne militent plus en faveur de l’utilité d’une association comme la nôtre et ont sérieusement remis en question sa structure et même son existence. C’est pourquoi, le comité a convenu que les membres seraient consultés lors l'assemblée générale de juin 2003 dans le dessein de décider du destin de l'ARCAD sous la forme de divers scénarios. Une restructuration sous forme restreinte, d’ateliers uniquement par exemple, aurait tendu vers une diminution accentuée de la taille critique de la structure ce qui aurait hypothéqué, semble-t-il, encore davantage la situation. Un regroupement ou un élargissement de l’ARCAD vers d’autres organismes ou centres d’intérêts aurait présupposé qu’il en existe encore quelques-uns uns et que les raisons des difficultés actuelles de l’association évoquées plus haut ne s’appliqueraient qu’à AutoCAD, qu’à la Suisse romande et qu’à l’ARCAD. Il en est résulté que l'assemblée générale en séance plénière et un peu plus tard, par courrier, pour des raisons de quorum, a convenu qu'il était raisonnable de procéder à la dissolution pure et simple de l'association en fin d’exercice 2003. Nous ne pouvons que faire le constat final d'une belle aventure qui se termine après près de trois lustres d'activités diverses qui ont apporté, à certains d'évidentes satisfactions, et à beaucoup d'autres, l'aide dont ils avaient impérativement besoin. En dépit d'une tristesse réelle devant cet événement inéluctable, des regrets ou autres sentiments nostalgiques ne seraient pas de mise face à une page qui se tourne en bonne intelligence avec l'évolution rapide mais normale des modes de communication. Toutes nos activités se sont déroulées comme prévu au programme jusqu'à la fin de l'année civile avec la 101ème et ultime manifestation qui a eu lieu le 3 décembre dernier. Aussi, adressons nous une dernière fois à tous nos membres et amis ainsi que tous ceux qui ont contribué à nos efforts, nos très sincères remerciements pour leur action ainsi que pour la fidélité que bon nombre d’entre eux nous ont témoignée durant tant d’années. Frédéric O. Sillig |