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FREDERIC O. SILLIG   président de l’ARCAD

Frederic sillig
photo : Jean Lugrin 2004
Né en 1946 près de Genève, sur la frontière franco-suisse, il entame ses études élémentaires à Neuchâtel, Paris et Lausanne. Après une petite partie de sa prime adolescence passée dans une Algérie tourmentée, un circuit d'expérimentation et de pilotage automobile lui sert de cadre pour ses premiers pas dans la vie active, en alternance avec l’organisation de concerts et la rédaction de quelques articles de presse qui l’aident à financer ses études menées en parallèle. Guitariste, on le voit jouer dans quelques formations de jazz amateur et accessoirement prêter professionnellement son concours à nombre de grands noms de la musique noire américaine. Nourrissant également une passion pour le yachting, on le trouve, dans les années 60, en bonne place dans de nombreuses régates disputées dans toute l’Europe et en Amérique du Sud. Pris en tenaille entre les deux "ex-dauphins" d’Auguste Perret et d’Oscar Niemeyer, il devient passionné d'architecture, et pratique successivement dans des bureaux d'architectes de Neuchâtel, Paris (Wogenski), Helsinki (Aalto), Morges et Lausanne. Vers la fin des années soixante, il se familiarise, au contact de ses créateurs, avec les nouvelles méthodes de planification mises au point pour les besoins de l'aéronautique spatiale américaine (fusées Polaris) et va s'efforcer de les faire appliquer dans le domaine de la construction. A partir de 1975, il assume durant six ans pour la Confédération Suisse, d'importantes responsabilités à la Direction de l'Implantation à Lausanne-Ecublens de la nouvelle Ecole Polytechnique Fédérale. C'est là que se produit sa première rencontre active avec l'informatique par une éphémère participation à l'élaboration du concept du premier logiciel de gestion de chantier et assume la contruction du premier réacteur nucléaire expérimental fusion-fission. Après l’ouverture de son propre bureau d'architecte à Renens puis à Lausanne, il adhère, dès sa création, à « l'Association des Architectes pour l'Informatique» et fait connaissance avec la CAO au travers de KEOPS puis d’AutoCAD qu'il commence à pratiquer dans sa version 2.18. Il ne se passe peu de temps avant que naisse de ses mains un premier applicatif pour architectes qui se développera au gré de quelques versions successives du logiciel. En 1989, il participe à la fondation de « l'Association romande des utilisateurs d'AutoCAD » et accède à sa vice-présidence puis trois ans plus tard, à sa présidence. Bien que touchant à ses heures à la production cinématographique, au management d'une chanteuse Funk ou à l'écriture d'un roman de politique fiction, il poursuit jusqu'à aujourd'hui la pratique de l'architecture et entretient sa passion pour à tout ce qui concerne l'informatique.
JMB
Paris, mai 2002